Le chef de fabrication est un chef d'orchestre. Le chef de fabrication et ses équipes interviennent à toutes les étapes de la chaîne graphique. Ils font le lien entre, d’une part, les concepteurs et responsables du projet - les éditeurs et maquettistes -, et d’autre part, les différents fournisseurs, de « prépresse » dans un premier temps (studios de mise en page, compositeurs, photograveurs), puis les imprimeurs et les façonniers.
Dès que l'éditeur commence à concevoir un manuel, il en informe le chef de fabrication. Celui-ci établit un premier devis en fonction du format, du nombre de pages, du nombre d'images, du façonnage, décidés par l'éditeur... Il choisit l'imprimeur en fonction de son prix et de la qualité de ses services, ou encore de son équipement, certaines rotatives convenant mieux à certains formats. Les éditeurs scolaires font généralement appel à des imprimeurs en France, en Italie et en Espagne car s'adresser à des imprimeurs plus lointains, en Asie, par exemple poserait le problème du délai de transport, notamment au moment des ré-impressions où il faut faire vite !
Le papier provient souvent de Finlande, d’Allemagne, de France, parfois d’Asie (très rarement). Il est choisi en fonction de sa blancheur, de son grammage. Le tirage en quadri impose un papier de bonne qualité.
Le chef de fabrication décide également de la reliure (couture ou colle).
Dans l'édition scolaire, la contrainte forte est le calendrier : il
faut compter 3 à 4 semaines de délai chez l'imprimeur. Le 1er
tirage d'un manuel comprend le nombre de spécimens à envoyer
et à l'évaluation des premières ventes. Il y a un deuxième
tirage pendant l'été pour répondre aux commandes des
libraires et des grossistes adjudicataires.
Après l'impression, il y a le surfaçage, le façonnage et la livraison. Mais l’organisation des expéditions d’ouvrages vers les établissements scolaires dépend souvent d’un autre service.
La fabrication est un métier qui a beaucoup évolué avec le développement des logiciels et les transformations de l'imprimerie où les rotatives sont de plus en plus grosses, de plus en plus automatisées : une production toujours plus rapide pour une meilleure qualité !
Pour faire ce métier, mieux vaut avoir un contact facile dans la maison d'édition : éditeur, maquettiste ... comme avec les fournisseurs ; aimer le travail en équipe ; être rigoureux et organisé, savoir gérer des plannings ; aimer les chiffres pour les devis ; être curieux, pour suivre l'évolution des besoins des éditeurs comme de la technique.
Il existe un BTS édition ou un BTS industrie graphique, une formation à l'école Estienne ou mais d’autres écoles encore proposent des formations adaptées.
A partir du fichier informatique contenant texte et visuels, il fabrique les films photographiques qui vont permettre l’impression.
Il fournit le papier à l’imprimeur. Pour alléger le poids des cartables, les manuels sont imprimés sur du papier de 70 gr/m2 et leurs couvertures sont souples.
Plusieurs étapes (tirage des films, montage…) sont réalisées sur ordinateur. Une fois les films assemblés, l’imprimeur tire une épreuve de montage « ozalid » qui doit recevoir l’accord définitif de l’éditeur avant l’impression.
Il reçoit le "bloc intérieur" de l'imprimeur et
met en place les pages de garde entre le bloc de cahiers, la couverture qu’il
fera, selon la commande, souple ou rigide.